Regard sur Olympie (agressivité)

Cette minette tigrée est arrivée à l’association en 2008 à l’âge de trois semaines. Elle a été trouvée par des personnes âgées dans leur jardin, ils ont contacté un refuge qui a recueilli le chaton. Mais vu son jeune âge, c’est finalement au Chat forgeron qu’elle a été nourrie au biberon.

Un mois après sa découverte, la mère et le reste de la portée ont été capturés. 

 

A la stérilisation, la mère chatte s’est révélée positive au FIV et a été relâchée pour être nourri à l’endroit familier où elle a été capturée. Ses petits ont été testés après l’âge de trois mois et se sont avérés négatifs.

 

Chaton isolé malgré la présence de nombreux chats adultes (les chats adultes sont inutiles si aucun ne développe un comportement social vis à vis du chaton), Olympie a été un bébé très affectueux. C’est à la maturité sexuelle et malgré la stérilisation qu’elle a développé une agressivité supérieure à la normale.

Chacun dans la maison a été victime de ses attaques prédatrices, humains et chats.

Malgré l’enclos de détente, les jeux, les cartons à explorer, les boules de papier, les autres chats et une visite chez le vétérinaire pour vérifier si cette attitude n’était pas le reflet d’une souffrance ou d’un déséquilibre pathologique, Olympie a continué à se montrer très agressive.

Nous avons donc résolu de la laisser profiter du jardin pour vérifier si l’enfermement, même sur une surface suffisante en général, ne provoquait pas son malaise.

Après le vaccin de la leucose, elle a donc «appris» le jardin et l’usage de la chatière.

 

La situation s'est bien améliorée. Elle reste un caractère fort (toute prise de médicaments est impossible), mais elle accepte les caresses et sollicite quelques câlins. Elle supporte mal de trop nombreux congénères. Il faut noter que restée un "chat d’intérieur" ses trois premières années, ses sorties n’excèdent pas une à deux heures. Toujours la journée. Chaudement félicitée lors de ses retours, elle avertit de sa présence dans la maison par des passages successifs devant moi ou en demandant une caresse. Nous avons donc mis en place un rituel bien rassurant pour l’une et l’autre. Moins stressée, Olympie progresse lentement.

 

Notons l'existence des "fleurs" du docteur Bach spécifique pour l'agressivité : N° 110

 

L'agressivité, que faire ?

Il est à noter qu’elle n’est pas un cas rare. Des chats pratiquant des attaques de prédation sur leur propriétaire sont abandonnés régulièrement. Il ne faut jamais répondre par la violence à ces attaques sous peine d‘engager des hostilités impossibles à stopper.

L’immobilité reste la meilleure défense et aussi rediriger le chat vers une autre activité prédatrice : le jeu. Avoir sous la main un panier plein de boules de papier est toujours précieux : mon chat est agressif, je lui envoie une boulette pour le distraire. 

Mon chat fait une bêtise, je lui lance une boulette pour arrêter son geste sans qu’il m’associe à un éventuel impact. Gardez un jouet type "canne à pêche" sous la main, le bouquet de plumes au bout d'une ficelle plait à de nombreux chats. Un autre truc ? Un coup de sifflet aussi ça stoppe une attaque. Un chat, c'est du sport !

 

Il arrive que les agressions de Minet soient liées à la nourriture. Ces attaques sont nommées le "Syndrome du tigre". Il ne faut jamais restreindre ces chats et leur laisser de la nourriture en permanence de préférence à plusieurs endroits.

Dans le cas d'Olympie, des séances d'ostéopathie ont été mises en place. La chatte les a plutôt bien acceptées. Le vétérinaire a veillé à ne pas la contraindre et à établi un contact amical. Il nous a confirmé le refus d'Olympie de partager sa famille avec ses congénères. Pour la satisfaire, il lui faudrait une vie de chat unique où elle serait seule à recevoir toutes les attentions. L'ostéopathe essaie de l'aider à accepter sa vie actuelle et pense que l'agressivité d'Olympie n'est pas une fatalité mais peut être la conséquence de la séparation brutale avec la mère avant l'âge de trois semaines voire un problème émotionnel lié à un autre chat dans son enfance. Il l'aide donc à surmonter ce traumatisme.

Les sorties dans le jardin et un endroit privatif sans autre chat restent indispensables à Olympie.

 

Nota bene : Les légères morsures de mâle affectueux ou de minette agacée ne sont pas des signes d'agressivité mais un comportement normal de petit félin.

 

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